Il reste là sous les regards des passants
Là sous les rires des enfants
Là où elle lui prenait la main sans un mot
Là où ils regardaient dans la même direction
Dans cette rue qui les promenait
Sur ce banc qui les reposait
Sur des souvenirs plus lointains encore
Où le bal musette faisait tourner sa robe
Où le soleil faisait briller ses cheveux
Où le vin faisait briller ses yeux
Ce temps où sa peau avait un gout d'amande
Ce temps où son corsage n'était pas sage
Ce temps où le baiser se volait en complices.
Il reste là mais ne s'assied pas
Car même au couchant du troisième âge
Ils savaient ne pas être sages
Que leurs mains déformées par les années
Savaient encore comment caresser
Que leurs yeux usés d'avoir vu
Se fermaient, pudiques, devant leurs corps nus.
Car elle était belle aux sillons de sa vie
Aux rides du chemin parcouru avec lui.
©Kty

Il faut avoir aimé de tout son être
et de tout son souffle
pour fixer ce banc sans pleurer …
(B. Boukerma)
Là sous les rires des enfants
Là où elle lui prenait la main sans un mot
Là où ils regardaient dans la même direction
Dans cette rue qui les promenait
Sur ce banc qui les reposait
Sur des souvenirs plus lointains encore
Où le bal musette faisait tourner sa robe
Où le soleil faisait briller ses cheveux
Où le vin faisait briller ses yeux
Ce temps où sa peau avait un gout d'amande
Ce temps où son corsage n'était pas sage
Ce temps où le baiser se volait en complices.
Il reste là mais ne s'assied pas
Car même au couchant du troisième âge
Ils savaient ne pas être sages
Que leurs mains déformées par les années
Savaient encore comment caresser
Que leurs yeux usés d'avoir vu
Se fermaient, pudiques, devant leurs corps nus.
Car elle était belle aux sillons de sa vie
Aux rides du chemin parcouru avec lui.
©Kty

Il faut avoir aimé de tout son être
et de tout son souffle
pour fixer ce banc sans pleurer …
(B. Boukerma)
7 commentaires:
Tout cela me touche,ô combien...
Qu'il me soit donné, le plus longtemps possible,
de partager ses baisers et de tenir sa main...
Tendresse.
émouvant et beau..! quand il ne reste plus que les souvenirs pour peupler le vide de l'autre..
ah, si les bancs pouvaient parler..! ;)
bises
S'il me fallait décider
De vieillir ou de ne pas vieillir
Tout de même je choisis de vieillir.
Et j'aime ce combat , que je sais pourtant perdu d'avance , où chaque jour je me refuse ces petites défaites qui un jour s'unissent en déroute ...
J'ai même sur les lèvres encore le goût de la victoire ....
Tu sais Lhassa ,depuis très peu de temps , je passe beaucoup de temps dans une maison pleine de fées ...
J'aime me promener plus loin que l'atmosphère dans de superbes lumières lunaires ...
Je cours de plus en plus longtemps sur les chemins de terre ...
Je m'amuse , Lhassa , je jongle , comme un gamin je joue avec les mots ...
Et je me vois un futur avec le verbe aimer ....
Bisous POETE
Enfin, je te retrouve... je m'étais perdu dans les fils de cette toile pas très net. Je vais essayer de visiter les îles Fidji.
Merci de tes écrits FMR
J'aimerais vivre cela et fixer un jour ce banc sans pleurer.
Non Kty, mes cheuveux n'ont pas poussés, ni en bataille ni en travers... la vie je pense me donnera mille bancs à regarder... Mais je pleurerai, surement sr quelques uns...
Je ne sais pas si, en fait je préfère cela à ne pas pleurer sur un seul... It's my life...
T'embrasse...
Feuille
Je suis émue, balbutiante, à la lecture de ce poème...
Et l'angoisse m'envahit à la pensée de ce banc qu'il me sera peut-être un jour donné à regarder, à moins que ce ne soit lui...
Je l'adore ce poème...
Mourka, chavirée
Enregistrer un commentaire