11.8.07

Vertige

Dans ma descente vertigineuse
J'ai fait ce qu'il ne faut pas...
.
.
.
J'ai regardé en bas !
Il n'y avait rien.
Rien de mal, rien de bien.
Je ne voyais pas la fin de l'escalier,
je me suis penchée pour écouter.
C'est là que tout est arrivé...
Les mots m'ont échappé !
Echappée belle ?
Echappés d'Elle.
Je me redresse,
Attend que le tournis cesse,
Je ne bouge plus, me terre.
Je ne sais plus quoi faire.
Sur une marche je m'assoie.
Il va falloir faire un choix.
Tout laisser tomber
Ou courir les chercher ?
Je me lève, ils me manquent.
Je cherche où il se planquent.
En bas tout est sombre, noir.
J'éclaire d'une lueur d'espoir.
Il faut redresser la tête...
Mes mots sont là peut-être.
Ils sont collés, cachés, amusés
de voir ma détresse dans ces escaliers.
Il va falloir remonter
Pour un à un les récolter,
Main tendue vers leurs sens innés
Les inviter à rejoindre mes pensées.

J'ai le vertige !

©Kty

13 commentaires:

Anonyme a dit…

Les mots se sont fait la malle...
Kty doit être très mal...
On fait une demande collégiale ?
Tout le monde s'y met, c'est vital !
("cherche mots, bon état général, mots tôt, tard, tordus, même d'occase, envoyez au journal... ")

Anonyme a dit…

tiens, pour toi, j'ai des mots que j'avais gardé au chaud... je me disais, je vais les mettre dans cette boite, plus personne n'en voudra jamais...
les voici...

"chaleur, douceur, lumière, plaisir, joie, humour, caresses, regard, attention..."

je te les donne... mais si jamais tu devais t'en débarrasser, tu sais où me trouver, je garde la vieille boite pour les ranger à nouveau...
ceci dit, je les connais bien ces mots, ils n'aiment pas trop qu'on les range...

bisous...

faradet.
.

Anonyme a dit…

Ils voient en moi un être nonchalant
Ils me regardent comme un funambule
« Voyons donc, tombera t’elle ?
Elle marche sur une simple ficelle !
Elle est seule dans sa petite bulle »
Ils restent. Parlent en regardant.

Je danse sans regarder en bas.
Je m’imagine un petit nuage
J’ai peur de tomber brusquement
Je ne peux contrôler le temps
Je ne contrôle aucune page
De ce qui est ma vie ici bas.

Parfois je perds un peu pied
Je regarde alors tout en bas
Entre eux et moi, c’est haut.
Je tremble, j’ai froid, j’ai chaud
Il rigolent et parlent de moi
Ils me fixent, et ça m’effraie.

Le sol en bas semble douloureux
Et si le vertige me prenait ?
Ils attendent de voir si…
Si je perdais mon équilibre,
Est-ce que je tomberais ?
Mais mon seul vertige, c’est eux…

Alazais

Tu vas bien ?
La chutte n'as pas été trop dure ?
Incontournables ces marches ...
Mai elles nous peuvent faire monter au septième .... ciel, des fois ..

One tombe pas dans la solitude, parfois on y monte ...

Ziboux nocturnes

<°)))><

Anonyme a dit…

être sur le fil
marcher en équilibre..
j'arrive de lerOy merlin
j'ai trOuver des chOses bien :O)
tendre zibOux kty
(-_-)

Anonyme a dit…

Jolis mots
En vertige
Vertige des hauteurs
Vertige des auteurs

Jongler ... sur un fil
Sans regarder trop bas
Remonter toujours
Ainsi toujours Vie sera ...

AiLes d'ELLe ...

Anonyme a dit…

je crois que la solitude est ce qui rassemble les êtres...

la vraie difficulté réside dans le fait de trouver un équilibre entre de vrais moments à soi, et de vrais moments pour les autres...

un travail de funambule en fait... la vie...

bisous Kty...

faradet.
.

Anonyme a dit…

Le vertige des mots pour maux.
Les rattraper pour les polir et raviver leur sens premier.

Les choisir doux et apaisés ou vifs et acérés mais toujours à bon escient.

bon dimanche kty
:)

Anonyme a dit…

Le vertige de notre vie crépusculaire.

Un jour il avait relu, comme on écosse des petits pois, ses livres et le dégoût l’avait accablé. L’insignifiance et la prétention sautaient de conserve, tel un chien débile, trop court. Aucune grâce, ni l’alliance d'une image argumentée, ni, sur la table des concepts, une sensation qui picorât juste.

Il avait cru tisser des fils de lumière et, pour cela, chéri la douleur. À chercher la passion comme d’autres l’or, la sagesse à ses yeux avait paru le poéticide. Il vivait ainsi dans une chaudière, à cracher de l’encre. À œuvre neuve, esprit nu ! mais l’esprit avait avorté.

Quand la beauté le fascinait, au premier pas vers elle, il reculait. Il ne jouissait que de l’impuissance à vivre la réalité. Le partage le faisait fuir. Frigorifié, jamais transplanté, il ne trouvait que des dos et des talons et la moindre taupinière le jetait par terre.

Il piaffait, il hurlait, puis il reprenait l’élégie. L’émotion emplissait sa bouche, comme de la terre ; il n’avait pas de langue pour l’expulser. Il brillait à peine, en s’immiscant dans l’éclat des autres. Pour rayonner, sans que nul ne demande rien, il eût fallu que la vie déborde.

Tout aux sirènes de l’aventure, il était dévoré par de petites déroutes. Il ne se prêtait qu’à des illusions. Du bonheur, il ne dressait que la caricature. L’air lui manquait, tout lui manquait. Le cœur, imberbe, les frustrations à vif, le moindre sel le brûlait.

Ses rares fous rires tournaient au tragique et mauvais comédien, séducteur aveugle et sourd, défroqué mais resté confit en introspection – encore qu’incapable de sucer les graisses de l’intérieur –, ses mots ne valaient pas un pissenlit.

Dans l’habitat toujours précaire de l’impossible, en refusant la défaite, l’évidence qu’il n’y avait aucune révélation à tenir, contre toute attente, en même temps qu’elle l’avait fauché net, lui avait ouvert les yeux et le transportait enfin, de son ignorance vers — il ne savait quoi.

Amitié et respect en attendant les vertiges del'Amour.
Bon dimanche. Bises

Anonyme a dit…

Je passe... Je lis... Tes mots glissent sur mes tourments, glissent sur mes états...
Ils glissent et roulent... ils entrainent la boule que j'ai au ventre... ils soulèvent le carton que j'ai sur la tête... ils émiètent le pierre que j'ai acrochée au pied...
Merci, je vois mieux...
Doux dimanche à toi...
Avec des bises
Feuille

Anonyme a dit…

vertigineuse descente vers le rien qui tout à coup est le tout...On a tous un jour fait cette rencontre... jusqu'à en perdre les mots pour le dire...
Tes vers-tige me plaisent... et ce soir encore je vais m'asseoir sur le bord de la terre... face à l'immensité du ciel mais aussi de l'océan... lançant mes voeux vers chaque étoile qui file...La lune sera encore plus absente qu'hier ...mais mon Pierrot sera au bout de moi... là tout contre mon corps qui toujours vers lui se tend...
J'en ai le vertige..
Pensée FIDJI

Anonyme a dit…

tel un tournesol à la vert'tige toujours d'égale humeur j'ai apprécié ton texte . tête baissée j'étais à la recherche d'un sentiment , je me relève vers le soleil ravie de ce bon moment chez toi.
toujours trés occupée donc trés absente du net
t'espère en forme
belles pensées
Joss-cocci
http://doucedoucemum.spaces.live.com

Anonyme a dit…

J'ai le vertige de toi
Et tu vois, je ne comprends pas
J'ai le vertige d'un jour
Et ça me prend, comme de l'amour...

Vertigineuse journée à toi
Modigliani

Anonyme a dit…

C'est fascinant cet escalier, il me donne le tournis comme on dit par chez moi :D
Superbe, en es-tu l'auteur ? et si ou( comment fais-tu pour écrire la tête en bas

Bonne semaine

Silencio