3.11.07

Hauteurs


Assise sur l'arête de mes pensées
je respire l'air vif de l'inattendu.
Le souffle court d'oxygène
j'inspire l'air du temps,
j'expire mes tourments.
Sur ces hauteurs, la tête tourne
et j'aime la perdre.
Le froid mordant me brule les os
mais ne glace pas mon cœur.
Brumeuses ou ombrageuses,
mes idées s'éclaircissent
aux sourires cristallins.
Je vais glisser sur les phrases tranchantes,
je vais arrondir les angles des mots saillants,
et accrocher les points catégoriques aux barres rocheuses.
Au silence poudreux de mes rêves
je confierai mes interdits
pour les transformer en possibles
et les jeter au vent de mon espoir.

Tout peut arriver maintenant.

©Kty

5 commentaires:

Anonyme a dit…

Preeeeeeeeeum's

bibialien

Anonyme a dit…

J'aime toujours passer ici pour lire tes poèmes
Cette fois tu parles de la montagne et de son arête tranchante, du froid mordant qu'on peut comparer à l'amour

J'adore tes comparaisons aux sentiments
Tu es une poète née Lhassa
Bisous et bon dimanche

bibialien

Anonyme a dit…

arrondir ses mots sur les cimes propices à l'élargissement des vues :)

joli

Anonyme a dit…

prendre de la hauteur pr mieux respirer l'inattendu..et oser enfin regarder plus loin..

très beau texte !

beau dimanche à toi..
Babel

Anonyme a dit…

belle photo des hauteurs
J'aime la montagne