Regarde-moi petite sœur...
Cali Rezo
Dans quel monde cherche-t-elle à noyer ses maux ?
Elle plonge la tête de ses peurs sous le liquide,
Elle verse l'alcool pour attiser un feu sans flamme,
Elle vacille sous des litres d'impuissance
cherchant à retenir ce qui s'est déjà fait la malle,
gravissant aux degrés comme à une échelle.
Mais les barreaux rompus au poids de l'impossible
ne peuvent retenir la chute de ce corps perdu.
Elle est belle et ne le voit pas,
Elle est grande et ne le sent pas.
Ses miroirs ne reflètent que la laideur
qui noircie ses nuits blanches.
Son courage, confit au vin de ses illusions,
se gonfle mais ne la porte plus.
Croyant mieux respirer en élargissant son espace
Elle n'a fait qu'écarter les murs qui l'empêchaient de tituber.
Plus personne ne la regarde sur son pied d'estale.
Il y en a même qui se permettent d'en rire,
grattant la roche déjà bien effritée,
guettant la chute de l'ange déchu.
Ses yeux regardent le vide terrifiant,
ses rires couvrent ses terreurs,
ses parures cachent ses fêlures,
ses gestes amples habillent sa dérision.
Petite reine déchue, Elle s'accroche à un règne éphémère
que bien des loups lui ont fait croire éternel.
Au centre de tout pour un banquet empoisonné,
Au centre de rien dans un monde vitrifié,
Elle reste sur la place des bonheurs perdus.
Regarde-moi, petite sœur.
Prend ma main qui se tend.
Entend mes mots qui ne jugent pas tes gestes.
Suis la musique du temps qui passe.
Tu ne peux pas lui échapper,
il t'a déjà prise dans ses bras.
Et ça te va bien, ce temps au coin de tes yeux.
Ne fige pas ton visage à ce qui n'est plus,
viens dans la sagesse de ce qui sera.
Regarde, nous sommes là.
Prend ton temps,
on t'attend.
Cali RezoDans quel monde cherche-t-elle à noyer ses maux ?
Elle plonge la tête de ses peurs sous le liquide,
Elle verse l'alcool pour attiser un feu sans flamme,
Elle vacille sous des litres d'impuissance
cherchant à retenir ce qui s'est déjà fait la malle,
gravissant aux degrés comme à une échelle.
Mais les barreaux rompus au poids de l'impossible
ne peuvent retenir la chute de ce corps perdu.
Elle est belle et ne le voit pas,
Elle est grande et ne le sent pas.
Ses miroirs ne reflètent que la laideur
qui noircie ses nuits blanches.
Son courage, confit au vin de ses illusions,
se gonfle mais ne la porte plus.
Croyant mieux respirer en élargissant son espace
Elle n'a fait qu'écarter les murs qui l'empêchaient de tituber.
Plus personne ne la regarde sur son pied d'estale.
Il y en a même qui se permettent d'en rire,
grattant la roche déjà bien effritée,
guettant la chute de l'ange déchu.
Ses yeux regardent le vide terrifiant,
ses rires couvrent ses terreurs,
ses parures cachent ses fêlures,
ses gestes amples habillent sa dérision.
Petite reine déchue, Elle s'accroche à un règne éphémère
que bien des loups lui ont fait croire éternel.
Au centre de tout pour un banquet empoisonné,
Au centre de rien dans un monde vitrifié,
Elle reste sur la place des bonheurs perdus.
Regarde-moi, petite sœur.
Prend ma main qui se tend.
Entend mes mots qui ne jugent pas tes gestes.
Suis la musique du temps qui passe.
Tu ne peux pas lui échapper,
il t'a déjà prise dans ses bras.
Et ça te va bien, ce temps au coin de tes yeux.
Ne fige pas ton visage à ce qui n'est plus,
viens dans la sagesse de ce qui sera.
Regarde, nous sommes là.
Prend ton temps,
on t'attend.
©Kty
2 commentaires:
Ce texte me touche énormément...Les blessures des gens...si seulement nous pouvions nous arrêtez plus souvent et les comprendres...La vie est si difficle pour d'autres... Je m'efforce de croire en un monde meilleurs...je t'envoie une myriade de bisoux ma douce amie...Prend soin de toi et à bientôt!!!Douce journée remplie de merveilles...
Oui on les garde en soi ...
On les retrouve chez d'autres...Cela nous permet de comprendre...
Tendresses.
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