23.2.08

Les possédés


Elle est là, en eux, cette musique entêtante.
Enfermée dans leur âme, elle résonne jusque sur leur peau.
Le corps prend la pose, les gestes donnent vie.
L'union est à se point intime que l'absence devient présence.
Plus rien n'existe que cet univers passionné, obsessionnel.
Si vous ne comprenez pas...
Passez votre chemin, ils n'en sauront rien.
Si un frisson court le long de votre échine,
que votre regard reste rivé sur cette scène absurde,
c'est que vous savez, le souffle en suspend,
combien cet instant d'éternité peut-être divin.
On n'entend que le froissement du tissu,
le déplacement de l'air que poussent les gestes,
la respiration du mouvement,
le glissement des pas sur le sol.
La terre s'est arrêtée de tourner.
Le soleil n'ose pas avancer.
Le vent les frôle à peine.
Ils sont seuls.
Suspendus à leur passion,
possédés par l'inspiration,
ils ne vous ont pas oublié,
ils se sont juste écartés...
dans un monde parallèle visible et réversible.

Quand la musique retombe,
que les sens occultés reprennent vie,
que le sol redevient résistant,
que le jour reprend sa course avec le temps,
que la solitude devient multitude,
il faut quelques minutes pour reprendre pied,
pouvoir à nouveau dialoguer,
reprendre sa "peau" de tous les jours,
même pouvoir parler d'amour...



@Kty

8 commentaires:

Anonyme a dit…

ils ne sont pas les possédés... c'est eux qui possèdent...
"La danse est une cage où l'on apprend l'oiseau." Claude Nougaro
Belle pensée pour cette fin de semaine
Bisou
Fidji

Anonyme a dit…

La musique ?
Une corde que l'on pince
Une anche qui vibre
Une peau frappée ou frôlée ....

La musique c'est aussi celle des mots ...
Mots de cuivre
Mots de bois
Mots de velours

Et tu es de ceux qui en connaissent la superbe alchimie ......

Bisous POETE

MARCELLO

Ca†≈ a dit…

Oui, Fidji, ils possèdent... et se laissent posséder !
Et, pour le vivre parfois : quel bonheur...

Merci Marcello.

Anonyme a dit…

Hello Lhassa
A nouveau je suis enchantée par ton texte
Je connais ce phénomène car parfois suivant la musique que j'entends je me sens comme en transe et là je danse il paraît comme une diablesse à qui on ne donnerait pas confesse et bon sang comme j'ai être .... possédée !
Bisous la miss et passe un excellent dimanche

bibialien

Anonyme a dit…

Je voulais écrire comme j'aime être possédée

abel a dit…

la musique qui transcende, qui ouvre sur une autre dimension, se laisser porter, se laisser habité. Possédé.
Un délice de glisser sur tes mots.
Merci pour le lien là-bas et ici aussi 'j'ai vu la liste des liens' je suis honoré d'être à "portée de main".. de clic.. c'est moins chic.
Bisous, belle nuit.

abel a dit…

la musique qui transcende, qui ouvre sur une autre dimension, se laisser porter, se laisser habité. Possédé.
Un délice de glisser sur tes mots.
Merci pour le lien là-bas et ici aussi 'j'ai vu la liste des liens' je suis honoré d'être à "portée de main".. de clic.. c'est moins chic.
Bisous, belle nuit.

Anonyme a dit…

Oui.. Je connais ces instants qui sont des secondes d'éternité, hors du temps, et de l'espace même. Un monde parallèle. Un autre temps, suspendu, dans le temps qui court...